FLASHBACK

Flashback 1 : ACFC – OFCR 2010
Flashback 2 : OFCR – Royan/Vaux 2005
Flashback 3 : Finale Coupe de Charente
Flashback 4 : Fin de saison 2010
Flashback 5 :76 ans en arrière
Flashback 6 : La montée en PH
Flashback 7 : Un maintien inéspéré
Flashback 8 : Francis BALY
Flashback 1
Petit retour sur un match marquant le début de saison 2010-2011, où l’équipe PH se déplaçait sur le terrain de la réserve de l’Angoulême CFC. L’article d’archive (source Charente libre) est commenté par la fine plume de François MARIAUD, attaquant du club, et de retour à son meilleur niveau lors de ce match …
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COMMENTAIRES DE FRANCOIS MARIAUD (attaquant de l’Ofc Ruelle) :
« La saison était juste lancée et nous étions en milieu de tableau, l’objectif contre Angoulême était de ramener quelque chose, sur un stade lebon détrempé, le match se lance sur un faux rythme quand sur un long coup franc, Alexis Vérinaud ouvrait le score d’une belle tête décroisée. Sauf qu’il restait 60 minutes à jouer, et ce fut le début du calvaire, nous avions pensé faire le plus dur en ouvrant le score et nous nous sommes totalement désunis. Ce but a eu un effet pervers, nous avons laissé l’initiative à l’adversaire, qui ne s’est pas fait prier pour nous donner la leçon. 2 à 1 pour eux à la mi-temps.Nous étions tous trempés, de la tête aux pieds, en rentrant aux vestiaires, le coach à senti le relachement de ses troupes et nous à vigoureusement invité à se re-solidariser au risque de prendre une pilule. La deuxième période débute comme s’est finie la première, nous subissions les assauts répétés de leurs ailiers ce qui à poussé notre gardien à sortir deux arrêts de grandes classes sur sa ligne. Mais le navire sombrait inéluctablement quand ils inscrivèrent deux buts coup sur coup à l’heure de jeu.Le moral dans les chaussettes, l’objectif était dorénavant de ne pas se prendre une valise et de se battre pour nos couleurs. Et les dynamiques se sont inversées. Les joueurs d’Angoulême, sûrs de leur victoire, ont commencé à reculer et à se relâcher sur les duels, et nous avons retrouvé notre football petit à petit, K. Caparos marque avec de la réussite sur un coup franc contré, 4 à 2. Je marque 10 minutes plus tard, 4 à 3, tout était possible, nous avons continué à pousser et la récompense est venue par un coup de patte de P.J. Allory. Nous sommes repartis avec les 2 points du match nul, et, dans la tête de tous les joueurs, c’est comme si c’était une vraie victoire.Mon ressenti est que le scénario de ce match illustre bien le sport et, par extension, la vie en général. Si on se voit trop beau, la chute est rude, mais si tu te relèves, et que tu as la volonté d’accepter et d’affronter ce qui t’as fait chuter, alors tu réussiras, ça payera forcément un jour. Atteindre son objectif n’est qu’un aboutissement, ce qui importe le plus, c’est le chemin parcouru pour y arriver. »
Flashback 2
Petit retour sur un match marquant le début de saison 2005-2006. Après de nombreuses années a évoluer sur le célèbre Stade des Grands Champs, l’équipe fanion inaugure son nouveau stade. Pour la réception en Coupe de France de Royan / Vaux, les Ruellois effectuent ce jour là leur premier match sur leur nouvelle pelouse: le Stade de Vaugelines.
L’article d’archive (source Charente libre) est commenté par deux joueurs titulaires lors de ce match,Yoann DUBOIS et Jean-Christophe VERLAINE …
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Yoann DUBOIS (ancien buteur Ruellois, et aujourd’hui licencié à l’AS Villebois HB) :

« Je suis super content de pouvoir relire cet article ! Malheureusement, je n’ai plus trop de souvenir sur ce match en particulier (le premier match à Vaugelines, sur un terrain flambant neuf), si ce n’est l’excellente ambiance de cette saison et la complicité entre les joueurs (anciens et jeunes). Je pense effectivement que c’est le manque d’expérience qui nous a fait défaut, alors que l’on avait le potentiel pour passer ce tour et aller un peu plus loin en Coupe de France ».

Jean-Christophe VERLAINE (Vice-président de l’OFCR, et également joueur cette saison) :

« Ma mémoire me fait un peu défaut, mais il me semble que c’était le 1er match au stade de Vaugelines, nouveau terrain officiel du club. Un sentiment particulier pour les anciens, car notre champ de jeu était le terrain des Grands Champs avec ses grandse tribunes, qui avaient subi de gros dégâts suite à la tempête de 1999. Nous étions descendus de PH la saison précédente. Royan était une très bonne équipe de DHR et il me semble que l’on avait souffert tout au long de ce match. Néanmoins au vu de l’effectif cité dans l’article, l’année avait dû être correct et l’ambiance au beau fixe ».

Flashback 3
Retour sur une date mémorable dans l’histoire du club. Après avoir échoué 2 saisons auparavant aux portes du trophée, la réserve Ruelloise se retrouve de nouveau au Stade Lebon afin de rencontrer Rouillac, un habitué de la coupe. Deux joueurs ont marqué cette Finale, et ils vont vous délivrer leurs sentiments sur cette soirée en jaunes et noires…
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Cédric PICARD (Entraineur et Gardien Ruellois) :

« Ce match et cet événement restera inoubliable pour moi, car c’est l’événement final de ma première année de coaching avec l’équipe B, et de plus, j’ai eu la chance de jouer ce match du fait de la blessure de Charlie et de la non-qualification de Michel. Mais avant il ne faut pas oublier toute l’aventure qui a précédé cette finale, avec notamment des matchs d’une grande intensité, avec une superbe ambiance à Vaugelines contre Abzac (2-0) et surtout contre Barbezieux (3-2 a.p.). Sur cette période, on ne faisait que des matchs officiels et les entrainements ne servaient que de récupération, où l’on passait notre temps à ressasser les événements passés. En plus, on était en course pour la montée en 1ère division, donc nous avions tous les 3 jours des matchs à enjeu, et il fallait avoir les nerfs solides et une belle complémentarité. C’est ce qui faisait d’ailleurs la force de cette équipe qui donnait l’impression de ne jamais être en difficulté quoiqu’il pouvait se passer.

En ce qui concerne cette finale tout est sur-dimensionné : l’approche du match avec repas-collation-sieste comme les pros, arrivée au stade avec déjà une super ambiance, avant- match avec distribution des maillots et surtout entrée sur le terrain avec découverte de nos « Supers Supporters » dans un bruit extraordinaire. Ce jour là, j’ai eu en plus un hommage personnel de la part du district et de P. Frugier, totalement inattendu, et très touchant durant l’annonce des équipes. Le match fut très serré et le plus marquant était que sur le terrain on avait du mal à communiquer entre nous, de part l’ambiance et dieu sait pourtant si j’ai une voix qui porte ! Après, bien évidemment, cette finale se termine aux tirs-au-but, donc je suis coach et en plus gardien, donc mon rôle va surement être important. Et là, un des faits marquants de cette finale est que quand je demande qui veut tirer un pénalty… je n’ai que deux joueurs volontaires (Peter Riffaud et Nico Fraïoli). Je me suis dit « on est mal », et après discussion, certains ont pris leur courage à deux mains et se sont proposer. Tout le monde marque, moi je pars deux fois du bon côté mais sans succès. Arrive le 4ème joueur de Rouillac, une belle ovation dans les tribunes « Cédric !! Cédric !! », et enfin un arrêt ! François marque le 4ème tir-au-but. Rouillac marque son cinquième… et, balle de match pour Ruelle. Et forcément, qui va tirer ? Mon ami Peter. Je lui apporte le ballon sur un plateau, lui fait la bise et je lui dis « fait toi plaisir Peter ». Sans trembler (je ne suis pas sûr !), il marque et c’est la délivrance pour toute une équipe et tout un club. On chavire dans le bonheur, la joie, les chants, les larmes jusqu’au moment du levé de la coupe, mémorable face à nos supporters en délire. Après le retour au club et la fête toute la nuit.

Et le lundi, Un belle « Une » sur la Charente Libre, on l’avait évoquée quatre mois plus tôt en commençant la compétition. En résumé que du bonheur. Pour finir, si j’avais quelque chose à dire sur cet événement, c’est que malgré cinq saisons en DH, avec un 7ème tour de Coupe de France, six saisons en Ph, une remontée de PL en PH avec Ruelle, etc… ce match restera comme le plus grand moment de ma carrière footballistique, et je suis très ravi de l’avoir partagé avec Peter, avec qui nous avons passé de nombreux moments (bon et moins bons ) sur un terrain, le finissant en Apothéose. Encore merci à tous les participants, accompagnants et supporters pour ces merveilleux moments passés ! »

Peter RIFFAUD (Défenseur Ruellois) :

« Pour moi, c’est le moment le plus fort dans ma vie de footballeur. Tout était réuni pour que le fête soit belle : des joueurs de qualité tant au niveau football qu’au niveau humain, un club à 100 % derrière nous, des supporters survoltés, ma famille dans les tribunes, le terrain de mes débuts, et mon meilleur ami et coach avec moi sur la pelouse.
Paradoxalement, c’est en jouant à un niveau départemental (après avoir toujours joué à l’échelon régional) que j’ai éprouvé mes plus grandes émotions. J’étais à deux doigts de verser ma petite larme pendant la présentation des équipes.
Je pense que notre force, c’était la confiance en nous. Cela peut paraître prétentieux mais je n’ai jamais douté en notre capacité à maîtriser nos adversaires. Après notre série de 26 matchs sans défaite je sentais mon équipe solide et quasi invincible.Même après avoir encaissé un but rapidement, je n’ai pas douté, je savais que les joueurs sur le terrain et sur le banc pouvaient faire la différence à tout moment.
Notre équipe est montée tout doucement en puissance au fur et à mesure des matchs de championnat et de coupe. Le groupe était très solidaire et la mayonnaise avait vraiment bien pris entre les anciens et les jeunes. Les anciens, en se mettant au niveau et en transmettant leur expérience, et les jeunes, en écoutant et respectant les consignes pour faire éclater leurs qualités au profit du collectif. Tout ceci avec un chef d’orchestre à la hauteur des attentes de tout le groupe afin de fédérer tout le monde vers un même projet : aller en FINALE !!! avec ce fameux « ON ENCHAINE»…
Dans le vestiaire et pendant l’échauffement on pouvait lire la détermination de chacun sur les visages. Je sentais vraiment des gars concentrés, sûres d’eux, et avec l’envie de se transcender pour l’équipe. Pas forcément besoin de se parler, chacun savait ce qu’il devait faire et pouvait attendre de ses coéquipiers.
Au coup de sifflet, on ne se posait plus de questions et chaque joueurs a donné le meilleur de lui. Avec mon stoppeur dit « la Bûche » on a eu un match pas évident avec un attaquant axial de Rouillac qui nous a posé des soucis, mais notre complicité nous a permis de nous en sortir.
Après, notre capitaine « Capa » a su nous remettre sur les rails juste avant la mi-temps, ce qui nous a galvanisé (et dire qu’il devait être suspendu…). Les jeunes ont vraiment assuré pendant cette finale : la fougue de la jeunesse + leur écoute des anciens auront vraiment été déterminants dans notre parcours. Je pense que certains d’entre eux ont réellement grandi tant au niveau du foot que humainement…
Pour les tirs-au-but, j’étais sur une autre planète !!! Au fur et à mesure que la séance avançait, je me rendais compte que mon tour allait venir et là je ne pensais plus aux autres mais uniquement à moi et à mon geste que je répétais comme un gamin dans ma tête pour éviter de penser à la pression. Et voilà, ce qui devait arriva Pic stoppe un des tirs de Rouillac et mon tour arrive… En me présentant devant le but c’est Pic qui me donne le ballon et me glisse dans l’oreille un petit mot : « Celle là, elle est pour toi ». Mon meilleur ami me donne l’occasion de faire gagner la Coupe à notre club…
A partir de ce moment, je suis complètement déconnecté de l’ambiance du stade, je n’entends même plus nos supporters ; la seule chose qui compte c’est mon geste pour ne pas laisser l’émotion m’envahir !!!
– poser le ballon sur le point de pénalty,
– reculer de quatre pas,
– se décaler sur ma droite de deux pas,
– « feinte de l’œil » pour le gardien en regardant à sa gauche,
– prise d’élan et frappe petit filet opposé pour le contre pied.
J’ai mis 2 à 3 secondes pour réaliser et voir tout mes potes se jeter sur moi… quel pied !!! Notre équipe, notre club est champion de Charente et se souvenir est gravé à vie dans ma mémoire. C’était la consécration d’une saison pleine où chacun s’est mis au service du collectif. Encore un grand merci à tout ces « petits » jeunes qui nous ont permis à Cédric et à moi de vivre à 40 ans ces moments inoubliables !!! »

Flashback 4
Retour sur une saison 2009/2010 riche en émotions. L’équipe A se bat pour rester en PH, une saison après après son retour à ce niveau, pendant que la réserve montre des difficultés en championnat malgré des saisons précédentes pleine d’espoirs. Mais la récompense viendra par un parcours en Coupe de la Charente inoubliable, chose peu courante à Ruelle, et une journée qui restera gravée dans la petite histoire du club, ainsi que dans la tête de beaucoup de joueurs jaunes et noirs…
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Florian DENIS (ancien milieu de terrain Ruellois, formé au club) :

« Je me souviens très bien de cette épopée en coupe Charente, lors de la saison 2009/2010. Ça reste encore aujourd’hui mes 2 derniers matchs disputés pour l’OFC Ruelle… Paradoxalement, cette année-là, la saison fut moyenne en championnat avec un départ catastrophique. Mais en coupe, tout est différent. C’est devenu l’objectif affiché de l’équipe, du coach Philou, et de son staff, Phiphi, Christian et Gégé.

Les deux matchs sont complétement différents, à tous les niveaux. En demi-finale, contre Chazelles, nous sommes les grands favoris. Ils jouent dans une division inférieure (3 ème division), et nous sommes à domicile pour livrer ce combat. Tous les joueurs sont en confiance, sûr de leur force. Il ne peut rien nous arriver. La finale est pour nous, c’est écrit…

Malgré cette confiance qui nous habite, le match est disputé, rugueux parfois, pauvre en occasion de but : un match de clébard, quoi !! Mais le destin bascule en notre faveur en toute fin de prolongations, suite au pénalty d’un joueur d’exception : Mister Artigaud. On est en finale. On attend ça depuis quelques années. On se l’était dit, on se l’était promis, on y est…

Comme je le soulignais précédemment, cette finale reste à la fois un souvenir merveilleux et douloureux.
Merveilleux, pour cette journée passée tous ensemble, cette mise au vert, cette arrivée au stade, cette tribune jaune et noire, et cette sortie de tunnel… J’en ai encore des frissons rien que d’y repenser.

Douloureux, dans le contenu et dans l’issue du match, où nous rivalisons tout au long de la rencontre contre une équipe sur le papier ultra favorite. On rentre bien dans le match, on se procure les premières occasions de la rencontre, on gagne nos duels. Le seul danger en première mi-temps : les ballons longs dans le dos de la défense, en direction de leur n°9, puissant et très bon de la tête. On rentre aux vestiaires à 0-0, rien n’est joué… Mais une de leur nombreuses individualités va faire la différence, en récupérant un ballon puis en percutant sur le côté gauche, afin de délivrer un centre parfait pour ce n°9, qui ne se fait pas prier pour transformer l’occasion et délivrer cette équipe de Nersac, qui n’avait encore rien montré… Comble de l’ironie, ce joueur qui fait la différence, Pierrot, c’est un Ruellois de cœur, avec qui j’ai joué 2 ou 3 saisons en équipe B, et qui avait quitté Ruelle l’année précédente. Ce but nous a fait très mal et nous avons eu du mal à réagir. Je cède ma place à la 75 ème minute et pour moi, c’est la fin de la belle aventure en jaune et noir…

La suite, on la connait tous… Ces 2 matchs sont de loin mes plus beaux souvenirs et mes plus grandes émotions en tant que footballeur, tout simplement… ».

Flashback 5
Pour ce nouveau numéro de Flashback, nous avons décidé de nous intéresser à l’histoire ancienne du club de l’OFCR… du temps où le club s’appelait même le SVA Ruelle.

Petit cadeau de Noël de la part du site avec ce retour en arrière de 74 années. Nous allons retracer les quelques souvenirs d’un événement marquant du club, aujourd’hui assez méconnu des licenciés…

feuille-de-match

Feuille de match de RC Strasbourg-Périgueux / SVA Ruelle
(Malheureusement nous n’avons pas pu récupérer les noms des joueurs Ruellois…)

Le football à Ruelle…Rappelons nous que la section football compte parmi les plus ancienne sociétés sportives du département, et même du Centre-Ouest (première trace de la création en 1898). C’est lors de la saison 1908/1909 que le Sports Vélocipédique et Athlétique Ruellois (SVAR) est déclaré à la préfecture, et montre bien que le cyclisme était l’activité sportive principale de l’époque. Néanmoins, peu de temps après la création de la section football de l’association SVA Ruelle (même avant la création de la FFF), l’équipe des « forgerons » a connu des belles années bien avant la seconde guerre mondiale, en se hissant au plus haut niveau régional. Jusqu’en 1939, l’équipe se comporte très honorablement en Championnat de Division d’Honneur (l’élite régionale), en Coupe du Centre-Ouest, et en Coupe de France.

Un palmarès qui commence à fleurir…

Il est à noter que le club du SVA Ruelle possède un beau palmarès et restera toujours le troisième lauréat du Championnat de Division d’Honneur en Centre-Ouest (victoire au terme de la saison 1921/1922). On peut même ajouter un second titre de Champion de Zone (Poule E) en 1927, mais qui ne sera pas comptabilisé comme titre, à cause de l’absence de Finale en fin de saison.

Un événement national…

Mais en ce mois de décembre, et surtout à l’approche des 32e de Finale de la Coupe de France de Football… nous allons mettre l’accent sur un des faits marquant de l’histoire du club, qui est toutefois assez méconnu de la plupart des licenciés actuels… Il y a quelques jours, nous avons fêté les 74 ans de la meilleure performance du club en Coupe de France, qui reste donc un 32e de Finale, face au Racing Club de Strasbourg-Périgueux.

Pourquoi Strasbourg-Périgueux ?

Le 3 septembre 1939, la France et l’Angleterre déclarent la guerre à l’Allemagne. Trois jours plus tard, un communiqué laconique est publié : « Jusqu’à nouvel ordre, tous les matchs de compétition et amicaux sont suspendus. » Les Strasbourgeois sont évacués vers le Sud-Ouest. L’histoire du Racing est mise entre parenthèses, mais pas pour longtemps… En Dordogne, où de nombreux Strasbourgeois se sont exilés, un jeune homme entend bien continuer à le faire vivre. Paul Wolff a 18 ans et un passé de joueur chez les minimes du Racing. A la mi-septembre de 1939, dès son arrivée à Périgueux, il décide de regrouper tous les Strasbourgeois de la région autour du ballon rond. Le premier jeudi, une douzaine de jeunes footballeurs alsaciens sont au rendez-vous. Tous ont moins de 20 ans et une farouche volonté de sa superbe à l’équipe. Le Racing de Périgueux est né. L’espace d’une saison le Racing joue aussi dans le championnat de Dordogne, s’adjugeant même le titre, marquant 46 buts, n’en encaissant que 8.

La Coupe de France 1939/1940

Les 32e de Finale de la Coupe de France (39/40) se sont joués durant la seconde partie du mois de décembre 1939. Nous pouvons reconnaitre certains clubs qui existent toujours (au niveau professionnel) et d’autres qui ont disparu. Les seuls représentants de la Ligue du Centre-Ouest étaient le SVA Ruelle (défait 4-2) et Saint-Jean d’Angély (lourdement battu par les Girondins de Bordeaux 7-1)… Voici le tableau des matchs :

32e de Finale de la Coupe de France – le 17/12/1939 – Matchs d’appui le 24/12/1939
Amiens SC # SC Fives 4-5
Stade de Reims # Choisy le Roi 4-0
FC Rouen # US Vésinet 1-0
La Tour d’Auvergne # FC Lorient 7-1
US Boulogne/mer # OL Dunkerque 7-1
SO Charentonnais # CA Paris 2-3
ES Juvisy # US Asnières 4-0
CO Cholet # Stade Rennais UC 2-0
RC Arras # RC Lens 0-0 ap 3-7
FC Antibes # OGC Nice 1-5
US Annemasse # Lyon OU 5-1
US Belfort # FC Sochaux 1-2
RC Strasbourg-Périgueux # SVA Ruelle 4-2 (joué à Périgueux)
Girondins Bordeaux # Saint Jean d’Angély 7-1
CS Puteaux # CA Paris XIVème 3-0
AS Trouville # US Quevilly 0-0 ap 1-0
AS Monaco # AS Cannes 1-2
AS Moulins # ASA Vauzelles 4-2
US Valenciennes A. # Excelsior Roubaix 5-1
FC Levallois # CO Aubervilliers 5-4
RC Agde # FC Sète 2-10

OL Marseille # Nîmes OL 5-1 ap
ASJ Châteaudun # AS Orléans 3-2
AS Troyes # UA du XVIème 1-1 ap 1-0
Stade Olympique de l’Est # Red Star 2-1
Stella Cherbourg # SM Caen 1-2
Stade Compiègnois # CO Billancourt 2-0
RC Paris # Stade Français 3-0
Olympique Alès # SO Montpellier 0-3
Toulouse FC # FC Bouscat 1-3
Le Havre AC # FC Dieppe 3-1
AS Saint Etienne # US Rouet 3-1 (joué le 01/01)

Le SVA Ruelle se déplace donc à Périgueux afin d’affronter le RC Strasbourg-Périgueux, et s’incline malheureusement sur le score de 4 à 2, face à cette nouvelle équipe du Championnat Amateur. Le futur vainqueur de l’épreuve sera Le Racing Club de Paris (face à l’OM 2-1). Le RC Strasbourg, après une nouvelle qualification en 16e (face aux Girondins de Bordeaux, 2-3) sera éliminé par le FC Sète, sur le score de 8-1.)

Flashback 6
Après une petite période de repos, ofcruelle.fr est heureux de reprendre ses fidèles interviews pour cette nouvelle année.

Pour la commencer, nous avons décidé de faire un petit bond dans le passé pour vous faire vivre un événement important de l’histoire du club. Ce « flashback » sera commenté par un des joueurs du club qui a eu l’honneur de vivre cette épopée.

Cette semaine, c’est à Antoine SABOURAUD de nous livrer son ressentiment sur la montée de l’équipe A en PH après une saison haletante…

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Antoine SABOURAUD (joueur de l’équipe A) :« Pour la saison 2008/2009, l’objectif affiché par le club, les dirigeants (notamment Jean-Paul Morange et Pascal Havet) et les joueurs était clairement la montée !

Nous avions fait une grosse préparation physique en Août et le début du championnat avait était compliqué car il fallait se mettre dans le rythme. En plus nos deux premiers matchs étaient contre Oléron et Jarnac, deux favoris de la poule. Nous avions fait 2 matchs nuls 1-1 où c’est moi qui égalise dans ces 2 rencontres sur 2 passes décisives de ….. Julien Berteau ! Après, nous avions enchainés les victoires (avec juste une ou deux défaites) jusqu’au tournant de la saison : le match retour à Oléron !

Ils avaient un beau complexe sportif, un super terrain synthétique et surtout une très belle équipe avec notamment 2 frères qui venaient de Saintes ! Ils avaient 3 points d’avance sur nous qui étions 2ème. Il fallait absolument gagner pour ne pas se faire distancer définitivement. Nous avons fait les 20 premières minutes les plus réussies de toute la saison, ils ne voyaient pas le ballon et nous menions même 1-0 je crois ! Et à la 25ème, le plus jeune des 2 frères prend 2 cartons jaunes en 1 minute (de mémoire le deuxième jaune arrive sur une faute sur Nico Pagnoux), et là le joueur devient fou, prend le ballon, le jette sur l’arbitre et lui court après, il lui met un coup de pied avant que ses partenaires ne l’arrêtent ! Match arrêté, pénalité pour Oléron et 4 points pour nous, Nous sommes donc repassés 1er et avons gardé cette place jusqu’à la fin de saison. Nous avons gagné tous nos matchs retour sauf un match nul à Cabariot où ce n’est jamais facile, ceux qui y ont joués pourront le dire…

Cette année-là, nous avions un bon effectif mais ce qui a fait notre force c’était notre solidité défensive. Nous prenions très peu de buts ce qui nous permettait d’accumuler de la confiance et donc, on finissait toujours par marquer ! Ça avait était une belle saison pour le club car en plus de l’équipe A, les 15 ans et les 18 ans étaient montés aussi.

Pour en revenir à 2014, je dirais qu’à Ruelle nous avons tout ce qu’il faut pour avoir des résultats : de bonnes structures, une bonne équipe dirigeante et de bons joueurs avec une bonne mentalité. Et quand je vois l’effectif qu’il y a cette année en A, en B, en C (en qualité et en quantité) et en jeune (où mon frère est responsable de l’école de foot), je me dis que le club ne peut que continuer à grandir ! »

Flashback 7
etour sur une saison 2010/2011 riche en émotions. L’équipe A se bat encore pour rester en PH, deux saisons après après son retour à ce niveau. Après une seconde phase de championnat calamiteuse, la dernière journée de PH restera un moment important pour la vie du club, mais aussi très éprouvant pour ses acteurs …

Aujourd’hui pour l’interview « Flashback », c’est Sylvain, notre président, qui s’y colle…

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Sylvain FABREGUES (Président, joueur et buteur Ruellois) :« La saison fut éprouvante mentalement car cette année là nous avons lutter à chaque match pour maintenir le club en PH. Nous avions un groupe homogène, mais il manquait d’expérience. En tout cas je me souviendrai toute ma vie de ce match. Tout d’abord, il fallait gagner notre rencontre, mais dans le même temps, il fallait un résultat positif de Soyaux face à Limoges Vigenal… et nous étions TOUS convaincus qu’on pouvait le faire.

Puis, l’échauffement commence, durant l’avant match, on a tous ressenti qu’il y avait un truc d’anormal, qu’il allait se passer quelque chose, que nous étions capable, il fallait battre Leroy chez nous, une équipe solide, qui avait fait une très bonne saison, et qui luttait pour monter sur le podium avec de très bons joueurs et un excellent gardien.

Pour la première fois depuis le début de la saison, on a décider de s’échauffer au fond du stade de Vaugelines, et non devant la buvette comme à nos habitudes, pour faire abstraction de la pression, pour se mettre dans notre match et se préparer au combat. Je pense que nos têtes sur les photos reflètent notre envie, notre rage le jour de ce match.

Et enfin, le match démarre, nous sommes un peu tendu, mais rapidement sur corner, Nico, en renard des surfaces, propulse le cuir dans le but de Canales (voir photo). Preuve de l’euphorie, et Carlito va encore me chambrer en disant que je ne marque que des buts de fou et que je suis incapable de mettre le plus facile, je marque le plus beau but de ma carrière. Quand j’y repense, j’en ai encore des frissons et les larmes aux yeux, car ce n’était pas simplement du but dont je me souviens, mais aussi de la joie procurée juste après, le regard de mes coéquipiers et amis. C’était juste impensable, inimaginable : nous étions comme des gamins .

Corner pour Leroy, repousser par notre défense, François réceptionne à ligne médiane d’un amorti de la tête, et me décale légèrement sur la droite, et… je frappe sans réfléchir voyant le gardien légèrement avancé : Une frappe devant les tribunes de Vaugelines qui vient se loger dans la lucarne opposée des buts. Alors que tout le monde voulait que je centre sur Juju, qui partait sur l’aile opposée ! Les gens du club m’en parlent encore d’ailleurs ! « Au début, sur ta frappe, on t’a crié dessus, car on ne comprenait pas ce que tu faisais » : je peux le refaire 100 fois, je n’y arriverai jamais plus, surtout à cette distance. Mais l’important n’était pas là, il fallait gagner pour ne pas descendre. Et après un pénalty transformé par mon ami Juju, nous menions 3-0 au bout de 45mn.

Au retour des vestiaires les joueurs de Pascal Havet ne se sont pas fait prier pour nous mettre sous pression, et nous avons souffert jusqu’à la dernière minute, et quand le coup de sifflet final a retenti, je m’en souviens encore… j’ai pleuré comme un gamin sur ce banc de touche, avec le coach, car nous avions réussi ! Nous connaissions les résultats des autres matchs, car on avait démarré 15mn en retard.

Ruelle, spécialiste du maintien à la dernière journée : je pense que l’on peut dire cela. Dans la difficulté lors de ces 3 dernières saisons difficiles, notre club a trouvé les ressources pour créer l’exploit, à chaque fois grâce à des personnes formidables, en commençant par les dirigeants, éducateurs et joueurs qui savent au combien il est difficile d’accéder et de durer à ce niveau !Tout cela en se procurant des émotions tellement fortes, que la fierté d’appartenance « aux Jaunes et Noirs » est ensuite une évidence ! »